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Ahmad Ibn Hanbal

Ibn al Jawzi à rapporté dans son livre sur Hassan Al Basri رحمهما الله concernant le fait de s'insurger contre les dirigeants ce qui suit :

" Humayd, serviteur d'Al Hassan dit: "Un jour alors que j'étais chez Al Hassan, un homme vint à lui, il resta seul avec lui et lui demanda conseil sur le fait de s'insurger avec Ibn al Ash'ath contre al Hajaj, il lui répondit: Crains Allah! O fils de mon frère! Ne fais pas cela, car cela t'est interdit et cela ne t'est pas permis." Je lui dit alors: "Qu'Allah te guide! Je sais que tu parle en mal d'al Hajaj et que tu n'es pas satisfait de sa conduite." Il me répondit alors: "O Abu al Hassan! Par Allah! Aujourd'hui j'ai le plus mauvais avis que j'ai pu avoir sur lui, ainsi que le plus de reproches et de blames (à son égard), mais sache, qu'Allah te protège, que la tyrannie des rois est un des chatiments d'Allah, soit-il élevé, et on ne fait pas face aux chatiments d'Allah avec des sabres, mais on s'en protège et on les repousse avec les invocations, le repentir, le retour et le renoncement aux péchés. Certes, lorsqu'il a fait face aux chatiment d'Allah avec les sabres, les chatiments sont les plus tranchants. "

 

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah رحمه الله a dit sur les causes de l'égarement :

(..) L égarement de celui qui s'est égaré a comme origine le fait que cette personne a fait prévaloir son propre raisonnement sur le texte révèlé par Allah . Et le fait d avoir choisi de suivre les passions au lieu de ce qu' Allah lui a ordonné.

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah (al 'ouboudiyah).

L'Islam des Sunnites selon le Coran et la Sunnah Authentique avec la Compréhension des Salafs Sâlih

          

Islam Ahlus-Sunnah

 

Shaykh Moqbil ibn Hady al Wadi'y al Yamani rahimahou Allah a dit :

"Notre da’wa et notre ‘aqida est plus chère à nos yeux que nous-mêmes, nos biens et nos progénitures. Ainsi nous ne sommes pas prêts à la laisser tomber pour de l’or ni pour de l’argent.. Nous disons que cela est tel qu’aucun ne peut espérer nous désintéresser de notre da’wa , ni penser qu’il lui est possible de nous l’acheter pour des dinar ou des dirham. Car les politiques savent déjà cela de nous, et ils ont désespéré de nous l’acheter par des hautes positions sociales ou des biens matériels"

 

 

Cour en Français d'Abou Oussama : Les Règles Funéraires (n°1)

Vendredi 4 novembre 2005
Rester ferme après Ramadhan



Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan



Sufyan Ibn 'Abdillah (radiallahu ‘anhu) a dit :
« ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi. Il dit : « Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela). » [1]

Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits. Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.
Si un musulman a vécu pendant Ramadhan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela). Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.
En effet, le fait d'être ferme après Ramadhan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadhan et qu'elle a lutté dans l'obéissance. Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.
En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit :
« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). »
[sourate Al-Hijr : 99]

Si le jeûne de Ramadhan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah.
Être debout dans la prière la nuit pendant Ramadhan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit. Et si Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière.
De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment. Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions.
Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.

Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadhan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône. Mais quand Ramadhan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration. Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du Fajr !
Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du 'Id ! L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah. Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi. C'est une indication de privation et un signe de perdition.
Nous demandons à Allah Sa protection !
En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadhan. Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête. Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadhan et pas par crainte d'Allah !
Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadhan!
Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadhan.
Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction. Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur. Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne :
« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants » [sourate Al-Baqara : 185]

Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.
En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le qiyam (la prière de nuit). Sa condition après Ramadhan est meilleure que celle avant Ramadhan.
Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires. Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadhan).
Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).
Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés.
Des narrations de 'Ali (radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit :
« Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :
« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa » [sourate Al-Ma'ida : 27] [2]

'Aisha a dit :
« J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset : « Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte » Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? » Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire »

Donc prenez garde, prenez garde- de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance ! Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions. Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadhan.



Notes de bas de page :

[1] Sahih Muslim (n°38)
[2] Lata'if-ul-Ma'arif (p. 246)
Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (p. 155-157)
par Karim Abou Abdillah publié dans : Articles
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Mercredi 2 novembre 2005

Profite de 5 choses avant 5 autres

par 'Abdul 'Adhîm El Badawî (Elève de Cheikh El Albânî et auteur de l'ouvrage de Fiqh "El Wadjîz")

Ceci est l'explication du hadith "Profite de cinq choses avant cinq autres".

Ibn Abbas (radiyallahou 'anhou) rapporte du Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) qu'il a conseillé un homme en ces termes : " Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses : ta vie avant ta mort, ta santé avant ta maladie, ton temps libre avant ton activité, ta jeunesse avant ta vieillesse, ta richesse avant ta pauvreté" (Hadith Authentique rapporté par El Hakim 306/4).

Ceci est un conseil plein de valeur et un rappel englobant beaucoup de sagesses de la part du Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) qu'Allah a décrit comme étant : "compatissant et miséricordieux envers les croyants" (Sourate Tawbah verset 128).

Et combien avons nous besoin de ce rappel ! Nous voyons les jours passer, les années s'écouler, et nos provisions de bonnes actions sont bien maigres... car nous avons gâché notre vie dans la distraction et les amusements, fait usage de notre temps dans la chanson et la musique, passé notre jeunesse dans les plaisirs et les passions. Ecoutez donc et comprenez : "avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors: "Seigneur! si seulement Tu m'accordais un court délai: je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien". Allah cependant n'accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites." (Sourate Al-Munafiqun, versets 11-12).

Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a conseillé à cet homme d'utiliser sa vie à bon escient avant sa mort, car la vie est un immense bienfait, et chaque jour la composant est un bienfait. Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) avait l'habitude de dire lorsqu'Allah le ressuscitait de son sommeil : "Louange à Allah qui nous a fait revivre après nous avoir fait mourir et vers Lui est le retour" (Bukhari 11/113/6312). Car cette journée peut permettre à l'homme de se repentir, au généreux de l'être encore plus. Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : "Le meilleur d'entre vous est celui dont la vie s'est allongée et dont les actions se sont perfectionnées" (Authentique, Tirmidhi 3/387/2432).

Ainsi, une vie longue remplie de bonnes actions fait atteindre hauts degrés et délices éternels... à tel point que le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a différencié (dans la récompense) deux Compagnons morts à un intervalle d'une semaine l'un de l'autre :

D'après Abdullah Ibn Khalid As-Sulami : le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) avait fraternisé entre deux hommes. L'un deux fut tué (dans une bataille). L'autre s'éteignit une semaine après. Nous priâmes donc sur lui (la prière du défunt), et le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) nous dit : "Qu'avez vous dit ?" Nous dîmes : nous avons invoqué Allah pour lui en disant : ô Allah pardonne lui et fais le rejoindre son ami. Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) dit alors : "Où est donc sa prière (du second défunt) après sa prière (du premier défunt) ? Et son jeûne après son jeûne ? et ses (bonnes) actions après ses (bonnes) actions. Il y avait une différence entre eux aussi importantes que la distance séparant le ciel de la terre" (Authentique, Abu Dawud 7/198/2507 et Nassaï 4/74).

Regardez donc - qu'Allah vous fasse miséricorde - comment le frère décédé dans son lit a dépassé son frère tombé martyr, et comment s'est élevé son degré auprès d'Allah par rapport au degré de son frère. Tout cela en raison d'une semaine de plus qu'Allah a accordé à l'un des deux ! Quel serait alors la situation s'il avait vécu un an après lui ou plus ? Profitez donc - qu'Allah vous fasse miséricorde - de votre vie, car la mort vient sans prévenir.

Et les membres de la communauté musulmane se sont accordés pour dire que la mort ne vient pas à un âge particulier, ni à une période particulière, ni en raison d'une maladie particulière, et cela de façon à ce que l'homme soit prêt à lui faire face, avec le bagage nécessaire. « O serviteurs d'Allah ! Ne prenait donc pas votre religion comme sujet de distraction et d'amusement, ne soyez pas dupe de cette vie d'ici-bas, et ne soyez pas dupe de Satan au sujet d'Allah : "La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice; et Il sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur." (Sourate Luqman verset 34).

Faites donc bon usage de votre vie, car Allah ta3âla nous a indiqué que les morts demanderons de revenir dans ce bas-monde au moment de la mort, lorsqu'ils réaliseront la valeur de la vie. Allah a dit : "Puis, lorsque la mort vient à l'un deux, il dit: "Mon Seigneur! Fais-moi revenir (sur terre), afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais"." (Sourate El-Mu'minune versets 99-100). Qatadah a dit : Je jure par Allah que cette personne n'avait pas l'espérance de revenir voir sa famille ou ses proches, ou de rassembler les richesses de ce bas-monde et d'assouvir ses désirs. Mais elle espérait revenir afin d'oeuvrer dans l'obéissance d'Allah (Ibn Kathir 3/255).

Et Allah ta3âla a dit : " ô vous qui avez cru! Que vos biens et vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. Et dépensez de ce que Nous vous avons octroyé avant que la mort ne vienne à l'un de vous et qu'il dise alors: "Seigneur! si seulement Tu m'accordais un court délai: je ferais l'aumône et serais parmi les gens de bien"." (Sourate El-Munafiqun versets 9-10).

Ainsi toute personne négligente de ses devoirs regrettera lors de son agonie et demandera un délai, aussi court soit-il, afin de rattraper son manque et corriger son passé... mais quelle illusion ! Ce qui est fait est fait... et ce qui devait arrivé est arrivé ! : " Et avertis les gens du jour où le châtiment les atteindra et ceux qui auront été injustes diront: "ô notre Seigneur accorde-nous un court délai, nous répondrons à Ton appel et suivront les messagers". - N'avez-vous pas juré auparavant que vous ne deviez jamais disparaître? Et vous avez habité, les demeures de ceux qui s'étaient fait du tort à eux-mêmes. Il vous est apparu en toute évidence comment Nous les avons traités et Nous vous avons cité les exemples." (Sourate Ibrahim versets 44-45).

La santé et le temps libre font partie des choses dont le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  nous a commandé de faire bon usage. : "Ta santé avant ta maladie, et ton temps libre avant ton activité". Ainsi, la santé est une couronne posée sur la tête des bien-portants que seuls les malades voient, et le temps libre est un trésor pour qui le détient, chose que ne voient que les personnes débordées d'activités...

C'est pourquoi il a été rapporté du Savant du Shâm (région englobant Syrie, Jordanie, Liban et Palestine) Djamâl-ud-Dîn El-Qâsimî qu'il passa à côté d'un café avec certains de ses amis, et qu'il vit les gens s'y amuser. Il baissa alors la tête, pensif. On le questionna alors sur la raison de sa préoccupation. Il dit : si c'est gens-là me vendaient leur temps, je le leur aurait acheté...!

Profite donc, O serviteur d'Allah, de ta santé, et utilise la pour jeûner le jour, prier la nuit, aller à la mosquée, voyager à la recherche de la science, avant d'être éprouvé par la maladie... tu désireras alors jeûner mais tu ne le pourras pas. Tu voudras prier debout, mais tu n'en auras pas la force. Tu tenteras d'aller à la mosquée, mais tes jambes failliront. Et tu regretteras alors les jours passés où tu étais capable de faire tout cela, mais tu l'as délaissé...

Et rempli ton temps libre avec ce qui te sera bénéfique parmi les bonnes actions, avant d'être occupé. Et alors au beau milieu de ton occupation, tu espéreras pouvoir disposer d'une heure pour lire un livre, ou assister à un cours... mais tu ne le pourras pas. Et tu regretteras alors ce que tu as gâché comme temps, voire même comme années.

Et sache, O serviteur d'Allah, que si tu utilises ta santé et ton temps dans l'obéissance à Allah, puis que tu tombes malade ou qu'il faille que tu partes en voyage, les bonnes oeuvres que tu avais l'habitude de faire étant bien portant et sédentaire, te seront tout de même comptées, comme l'a souligné le Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam) : "Si le serviteur tombe malade, les bonnes actions qu'il avait l'habitude de faire étant bien portant et sédentaire lui seront comptées" (Bukhari 6/136/2996). Cependant, la plupart des gens sont insouciants à ce sujet.

C'est aussi la raison pour laquelle le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  a dit : "Il y deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont mystifiés : la santé et le temps libre" (Bukhari 11/229/6412).

Et la mystification dont parle le hadith concerne en fait le commerce : on dit qu'une personne en a mystifié une autre si elle s'est joué d'elle. Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  a donc voulu expliquer que la personne réellement dupée est celle bien-portante et ayant du temps libre, mais qui pourtant ne tire pas bénéfice de ces deux bienfaits. En fait, elle est semblable à une personne possédant un joyau d'une grande valeur et qui l'aurait vendu en échange d'un crottin sans valeur.

Ibn Battal a dit : "Le sens du hadith est le suivant : une personne ne peut avoir du temps libre que si elle est bien portante. Quiconque donc détient ces deux bienfaits, qu'il s'assure de ne pas faire partie des dupés, ceux qui ne remercient pas pour ce qu'Allah leur donne comme bienfaits. Et le fait de suivre les ordres d'Allah et de s'éloigner de ses interdits fait partie de la reconnaissance. Quiconque délaisse cela est une personne dupée."

Ibn al-Djawzi a dit : " Une personne peut être bien portante sans pour autant avoir du temps libre, en raison des occupations inhérentes à son travail qui lui permet de gagner sa vie. Et une autre peut ne pas avoir besoin de travailler sans pour autant être en bonne santé. Si par contre ces deux bienfaits coïncident chez la même personne, mais que la fainéantise l'empêche d'en profiter, la voilà la personne dupée. En effet, ce bas-monde est un champ à semer pour l'au-delà, et un lieu de commerce dont les bénéfices apparaîtront dans l'au-delà. Quiconque donc utilise son temps libre et sa santé dans l'obéissance à Allah, c'est lui le bienheureux. Quant à celui qui les utilise dans la désobéissance d'Allah, il est certes dupé. Car le temps libre est toujours suivi de l'activité et l'occupation. Et la maladie fait toujours suite à la santé."

At-Tibi a dit : "Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  a comparé le musulman à un commerçant qui possède un certain capital. Ce commerçant recherche donc le bénéfice tout en conservant ce capital. Le moyen utilisé sera donc de choisir les interlocuteurs appropriés lors d'une transaction, de savoir se comporter avec eux, et d'être sincère et intelligent pour ne pas être perdant. La santé et le temps libre sont ce capital. Et il convient au musulman de se comporter avec Allah avec foi, endurance de l'âme et de combattre l'ennemi de la religion (Satan) afin de gagner le bénéfice de ce bas-monde et de l'au-delà. Il est nécessaire aussi de s'éloigner des désirs de l'âme et des transactions avec Satan, afin de ne pas perdre le capital, ce qui est une grande calamité" (Voir Fath El-Bari 11/231).

Bukhari a cité ce hadith dans son Sahih au début du chapitre "Ar-Riqaq", hadith qu'il a fait suivre par le hadith suivant rapporté par Anas 'radiallah' d'après le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  : "O Allah ! Il n'y a de vie si ce n'est la vie de l'au delà" (Bukhari 11/229/6492, rapporté de même par Muslim).

Ibn al-Munayir a dit : " La raison pour laquelle le hadith de Anas a suivi le hadith d'Ibn Abbas est la suivante : beaucoup de gens ont été dupés au sujet de la santé et du temps libre, car ils ont donné la préférence à la vie de ce bas-monde par rapport à la vie de l'au-delà. El-Bukhari a donc voulu montrer que la vie à laquelle ils ont donné la plus grande importance ne vaut somme toute rien du tout, et que c'est plutôt la vie qu'ils ont négligée qui est le véritable but. Quiconque s'occupe d'autre chose sera donc dupé." C'est pour cette raison que les Salafs Salih (radi Allâhu 3anhum ) étaient bien plus soucieux de la bonne utilisation de leur temps que nous.

En effet, alors qu'en ce qui nous concerne, on trouve des personnes qui ne savent pas comment faire usage de leur temps, ou comment remplir leur temps libre (au point où on entend ce genre de phrases : viens avec moi pour tuer le temps, ou pour perdre notre temps), les Salafs Salih (radi Allâhu 3anhum) en revanche accordaient de l'importance à la moindre minute, voire à l'instant ou la seconde, et on les voit se conseiller mutuellement ce comportement :

Prenons l'exemple de Ibn Al-Djawzi (rahimahoullah) qui dit à son fils : "O mon fils, "Quiconque dit Subhanallah wa bihamdihi (Gloire à Allah et à Lui la louange), un palmier sera planté pour lui au Paradis" . Regarde donc celui qui gaspille ses heures : combien de palmiers a-t-il perdu ? ( le hadith en italique et entre guillemets est authentique et est rapporté par Tirmidhi 5/174/3531). Et il a été rapporté de l'un d'entre eux que lorsque quelqu'un lui disait : arrête-toi afin que je te parle ! Celui-ci répondait : dans ce cas arrête la course du soleil ! Certains parmi eux, lorsque des invités venaient à l'improviste, et après les avoir accueillis d'une belle façon et les avoir honorés comme il se doit, et que les invités commençaient à tarder à vouloir s'en aller, leur disaient : n'allez-vous donc pas partir ? (afin de pouvoir faire usage de leur temps d'une meilleure façon !).

Parmi les choses dont le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam)  a aussi ordonner de bien faire usage : la jeunesse. La jeunesse est la période de la dépense et du combat, et c'est l'occasion en or dans toute la vie. Quiconque donc utilise sa jeunesse à bon escient a gagné et est sauvé, et Allah le placera sous Son ombre le jour où il n'y aura d'ombre que Son ombre. Et quiconque gâche sa jeunesse dans les plaisirs et les désirs aura perdu : s'il meurt dans cet état, il regrettera, s'il vieillit, il regrettera de la même façon. Car s'il meurt, ses actions seront finies, et s'il vieillit, son dos se courbera, ses jambes s'affaibliront, son ouïe et sa vue s'atténueront, et il n'aura donc pas la force de faire toutes les bonnes oeuvres qu'il désirerait accomplir. Et quelle parole véridique que celle-ci : Si seulement la jeunesse pouvait revenir afin que je lui conte ce que la vieilliesse a fait de moi

C'est donc à toi, serviteur d'Allah plein de jeunesse, que je m'adresse : que ta journée soit jeûne, que ta nuit soit prière, que tes pas te guident vers la mosquée, et prends garde à ce que ta journée ne soit amusement, tes veillées distraction, et que tes pas te guident vers la désobéissance d'Allah. Si tu vis jusqu'au matin, n'attends pas le soir, et si tu vis jusqu'au soir, n'attends pas le matin, et fais bon usage de ta santé avant la maladie, et de ta vie avant la mort.

Quant à la richesse, elle fait partie des bienfaits d'Allah, et il est du devoir de celui à qui Allah a accordé ce bienfait de reconnaître la largesse d'Allah. Et la sagesse de cette largesse se trouve dans les propos du Prophète Suleymân ('alayhi assalam) lorsqu'il vit le trône de Bilqis devant lui : "Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat" (Sourate An-Naml verset 40).

Il convient donc au serviteur de profiter de sa richesse, en donnant de ce qu'Allah lui a octroyé, et qu'il prenne garde de ne pas retenir la largesse dont Allah lui a fait part, et qu'il ne soit pas avare, car Allah a dit : "Que ceux qui gardent avec avarice ce qu'Allah leur donne par Sa grâce ne comptent point cela comme bon pour eux. Au contraire, c'est mauvais pour eux: au Jour de la Résurrection, on leur attachera autour du cou de qu'ils ont gardé avec avarice. C'est Allah qui a l'héritage des cieux et de la terre. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites." (Sourate An-Nissa verset 180).

par Karim Abou Abdillah publié dans : Articles
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Lundi 3 octobre 2005
par Karim Abou Abdillah publié dans : Articles
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Hassan al Basri

   On dit a l’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal :

 

« Préfères-tu  que l’homme prie, jeune, et fasse la retraite pieuse ou qu’il parle des innovateurs ? ». Il répondit : « S’il jeûne, prie et se met en retraite pieuse, il le fait pour lui-même. Alors que s’il parle des innovateurs il le fait pour les musulmans, cela est préférable »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de majmou fatawa de cheikh al Islam Ibn Taymiya (28/231,232)

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