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Ahmad Ibn Hanbal

Ibn al Jawzi à rapporté dans son livre sur Hassan Al Basri رحمهما الله concernant le fait de s'insurger contre les dirigeants ce qui suit :

" Humayd, serviteur d'Al Hassan dit: "Un jour alors que j'étais chez Al Hassan, un homme vint à lui, il resta seul avec lui et lui demanda conseil sur le fait de s'insurger avec Ibn al Ash'ath contre al Hajaj, il lui répondit: Crains Allah! O fils de mon frère! Ne fais pas cela, car cela t'est interdit et cela ne t'est pas permis." Je lui dit alors: "Qu'Allah te guide! Je sais que tu parle en mal d'al Hajaj et que tu n'es pas satisfait de sa conduite." Il me répondit alors: "O Abu al Hassan! Par Allah! Aujourd'hui j'ai le plus mauvais avis que j'ai pu avoir sur lui, ainsi que le plus de reproches et de blames (à son égard), mais sache, qu'Allah te protège, que la tyrannie des rois est un des chatiments d'Allah, soit-il élevé, et on ne fait pas face aux chatiments d'Allah avec des sabres, mais on s'en protège et on les repousse avec les invocations, le repentir, le retour et le renoncement aux péchés. Certes, lorsqu'il a fait face aux chatiment d'Allah avec les sabres, les chatiments sont les plus tranchants. "

 

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah رحمه الله a dit sur les causes de l'égarement :

(..) L égarement de celui qui s'est égaré a comme origine le fait que cette personne a fait prévaloir son propre raisonnement sur le texte révèlé par Allah . Et le fait d avoir choisi de suivre les passions au lieu de ce qu' Allah lui a ordonné.

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah (al 'ouboudiyah).

Vendredi 4 novembre 2005

Al-Mourji-a

Littéralement les retardateurs.

Son origine

Le mouvement d'Al Mourji-a a commencé avec l'apparition des Khawarijs et des Chiites.

Le premier à proclamer l'Irjâ fût Bathr Bin 'Abdullah Al-hamadani. Cet homme a été réprimé par les gens de son époque au point qu'ils ne lui ont jamais rendu le Salam. Puis, l'innovation d'Al Irjaa s'est déplacé en grande partie à Koufa (en Irak) et a été représenté par des gens tel que Mohammad Bin Karram.

Leur croyance

La croyance d'Al Mourji-a est que les actes et la foi ne sont pas liés et que les actes n'ont donc aucun effet sur la foi, ni positivement, ni négativement.
Al Mourjiyya a induit en erreur les gens en prétendant que les actes ne sont pas importants pour entrer aux Paradis et que les plus mauvais des humains seront pour la plupart au côté des croyants dans le Paradis.

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit des Mourji-a: "Ceux qui disent ce que Jahm et Al-Salhi ont dit, que le fait d'insulter Allâh ou Son Prophète, ou de parler de la trinité n'est pas un kufr dans le cœur, mais plutôt une indication de mécréance et que celui qui insulte peut être bien informé d'Allâh et de Son Unicité et qu'il est un croyant; à ces gens, lorsque vous leur prouvez par le Coran ou la Sounna, ou ce qui a été convenu par les savants, que cette personne qui insulte a commis un acte qui expulse de l'Islam, ils réagissent en disant que la foi n'exige rien de cela; ces gens sont fort égarés". (Majmou' Al-fatawa)

par Karim Abou Abdillah publié dans : Mises en Garde
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Vendredi 4 novembre 2005

An-Nousayriyya

Ils sont aussi appelés les Alaouites.

Leur statut

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit: "Ces gens nommés "Al-nusayriyyah" et autres groupes parmi les Qaraamitah et Baatiniyyah, sont des plus grands mécréants que les Juifs et les Chrétiens. Non, ils sont des plus grands mécréant que la plupart des mushrikeen (polythéistes autre qu'Ahl ul-Kitab) et leur mal envers la Oummah de Mouhammad , est plus grand que le mal des mécréants qui sont en guerre avec les Musulmans, comme les Tatar, les mécréants Européens et les autres". (Majmou' Al-Fatawa 35/145)

Leurs déviations

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit: "Ils se présentent devant des Musulmans ignorants comme les partisans et avocats d'Ahl el Bayt (la famille du prophète), tandis qu'en réalité ils ne croient pas en Allah, ou au Messager, ou au Livre, ou aux ordres [d'Allah], ou aux prohibitions, ou à la récompense, ou à la punition, ou au Paradis, ou au Feu, ou dans un des Messagers qui a précédé Mouhammad, ou dans une religion parmi les religions précédentes. Plutôt ils prennent les paroles d'Allâh et de Son Messager, connu des savants Musulmans et ils les interprètent en se basant sur leurs fabrications, prétendant que leurs interprétations sont "la connaissance cachée ['ilm 'ul-bâtin], comme ce qu'a mentionné la personne qui questionne et bien plus. Ils n'ont aucune limite dans leur mécréance en ce qui concerne les Noms d'Allah, Ses versets et leur altération de la place approprié du Discours d'Allâh et de Son Messager [son utilisation]. Leur but est le reniement de Croyances Islamiques et des Lois de toute les façon possible, essayant de prouver que ces choses sont des faits qu'ils savent, comme ceux mentionnés par la personne qui questionne et biens d'autres, comme le fait que "les cinq prières" signifient la connaissance de leurs secrets, "obligatoirement rapide" la dissimulation de leurs secrets et "le pèlerinage vers Bayt Al-'Atiq" la visite à leur shaykhs et que les deux mains d'Abu Lahab représentent Abu Bakr et 'Omar et que "les grandes nouvelles et l'imam manifeste" est 'Ali ibn Abi Talib.
Il y a des incidents bien connus et des livres qu'ils ont écrits en ce qui concerne leur hostilité à l'Islam et ses adeptes. Dès qu'ils en ont l'occasion, ils versent le sang de Musulmans, comme lorsqu'ils ont une fois tué des pèlerins et les ont jetés dans le puit de Zamzam. Une fois ils ont pris la pierre noire et l'ont gardé toute la durée du temps du pèlerinage et ont tué tant de savants Musulmans et chouyoukhs que seul Allâh connaît leur nombre. Ils ont écrit beaucoup de livres, tel que ceux mentionner par la personne qui pose la questions et d'autres.


Les savants musulmans ont écrit des livres, dévoilant leurs secrets, exposant leurs voiles, expliquant qu'ils sont branchés de l'incrédulité, l'infidélité et l'athéisme, par lequel ils sont des plus grands mécréants que les Juifs, Chrétiens et Brahmans indien adorant les idoles.


La personne qui pose la question a mentionné peu pour les décrire par rapport à tout ce que l'on connaît des savants quant à leurs caractéristiques. On sais que seul la côte de Feinte a été reprise par les Chrétiens qui sont de leur côté (Nusayri). Ils sont toujours du côté de tous les ennemis des Musulmans, et [vous avez constatez qu']ils sont avec les Chrétiens contre des Musulmans.
Parmi les plus grands malheurs qui leur soit arrivés il y a certainement la conquête d'ouverture des Musulmans de la côte (de Feinte) et la défaite des Chrétiens.


Non, un des malheurs les plus grands qui leur soit arrivés est la victoire des Musulmans sur les Tatar et les plus grand soulagement pour eux sont la conquête des Chrétiens – et le refuge est cherché auprès d'Allâh – sur les ports Musulmans.


Ils n'admettent pas que ce monde est été fait par un Créateur, ou qu'Il a une religion avec laquelle Il ordonne, ou qu'Il y a une place avec laquelle Il récompensera les gens pour leurs actes, et c'est ailleurs que cette place (ailleurs que dans ce monde)". (Majmou' Al-Fatawa 35/145)

par Karim Abou Abdillah publié dans : Mises en Garde
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Vendredi 4 novembre 2005

Les Khawârij

Leur origine

Amr ibn al-As recommande à Mu'âwiya d'appeler à un arbitrage sur la base du Coran pour mettre fin au différend qui existe entre eux. Alî, confiant dans le fait qu'il est dans son droit, accepte en disant: "J'ai priorité pour cela ; que le livre d'Allâh soit donc entre nous !". (Fath Al-Bâri 8/748)

Il est prévu que, dans le but de cesser de faire couler le sang, deux hommes soient désignés comme arbitres, l'un du groupe de Alî et l'autre de celui de Mu'âwiya, et que leur décision fasse autorité. Muâwiya présente Amr ibn al-As, tandis que Alî est représenté par Abû Mûssa al-Ash'arî (il avait proposé un autre personnage mais il a dû céder devant l'avis de son groupe).

L'arbitrage doit se dérouler en ramadan 37 à Dûmat al-jundul, à Adhruh.

Ceux qui - dans le groupe de Alî - refusent l'arrêt des combats et cet arbitrage quittent, mécontents, ses rangs ; cela leur vaudra le nom de "kharidjites", "les sortants". Ils étaient déjà opposés à Mu'âwiya et à Amr ibn al-As; ils sont maintenant opposés à Alî aussi.

Ibn 'Abbas leur montre leurs erreurs

Abdoullâh Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما), alla voir Ali (رضي الله عنه) et lui demanda la permission d'aller parler à ces gens. Ali hésita, craignant que Abdoullâh ne fût en danger entre leurs mains, mais finalement Alî laissa libre cours à l'optimisme de Abdoullâh qui était sûr que rien n'arriverait !

Abdoullâh alla jusqu'au groupe en question. Il les trouva absorbés par le culte. Certains n'étaient pas d'accord pour le laisser parler mais d'autres étaient prêts à lui tendre l'oreille. "Dites-moi, demanda Abdoullâh, quel grief avez-vous à l'égard du cousin du Prophète (صلى الله عليه و سلم) le mari de sa fille et le premier de ceux qui ont cru en lui ?".

Les hommes se mirent à énumérer trois causes principales de leur mécontentement à l'encontre d'Ali Ibn Abî Talib, qu'Allâh l'agrée.

Premièrement, le fait qu'il nomma des hommes comme juges pour trancher sur une question dont le jugement ne revenait qu'à Allâh (Exalté soit-Il). C'est à dire que 'Ali avait accepté l'arbitrage d'Abû Mûsâ Al-Ash'arî et de 'Amr Ibn al 'As dans son conflit avec Mu'awiyah.

Deuxièmement, le fait qu'il ait livré bataille sans pour autant récupérer du butin ou constituer des prisonniers de guerre.

Troisièmement, le fait qu'il n'ait pas exigé le titre de Prince des Croyants pendant l'arbitrage bien que les musulmans lui aient prêté serment d'allégeance et qu'il était leur Calife !

A leurs yeux, il y avait manifestement un signe de faiblesse alors qu'Ali Ibn Abî Talib (رضي الله عنه) était prêt à apporter sa position légitime en tant que Prince des croyants dans ce discrédit.

En réponse à cela, Abdoullâh (رضي الله عنه) demanda s'il leur citait des versets du Coran et des paroles du Prophète (Paix et Bénédiction d'Allâh sur lui) pour lesquels ils n'avaient aucune objection et qui seraient en rapport avec leurs critiques, seraient-ils prêts à revoir leur position. Il répondirent que oui, et Abdoullâh commença donc: "Concernant votre avis sur le fait qu'Ali avait nommé des hommes pour juger une affaire n'appartenant qu'au jugement d'Allâh (Exalté soit-Il). Allâh (Exalté soit-Il) dit dans le Coran: {ش les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram (sacralisation). Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous.} (5/95) Je vous en prie alors, par Allâh ! Est-ce que le jugement des hommes pour des questions touchant à la préservation de leur sang et de leur vie et concernant la paix entre les hommes ne méritent pas plus d'attention que le jugement à propos d'un lapin valant un quart de dirham ?

Ils répondirent bien sûr que le jugement était plus important dans le cadre de la préservation des vies des croyants et dans l'établissement de la paix entre eux que pour celui de tuer un gibier dans l'enceinte sacrée (pendant le pèlerinage), chose pour laquelle Allâh (Exalté soit-Il) sanctionne le jugement des hommes.

"En avons-nous fini avec cette question ?", demanda Abdoullâh (رضي الله عنه) et ils répondirent: "ش Allâh oui !".

Abdoullâh poursuivit: " Sur le fait qu'Ali avait livré bataille sans pour autant constituer de prisonniers de guerre comme d'ailleurs le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit ! Voulez-vous vraiment prendre votre Mère 'Aicha comme captive et la traiter comme telle ? Si votre réponse est oui, c'est que vous êtes tombés dans la mécréance. Et si vous dites que 'Aicha n'est pas votre Mère, vous tomberiez aussi dans le kufr car Allâh (Exalté soit-Il) a dit: {Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères} (33/6).

"Choisissez pour vous ce que vous voulez" dit Abdoullâh (رضي الله عنه) puis il leur demanda: "En avons-nous fini avec cette question ?", et à ce moment-là ils répondirent: "ش Allâh oui !".

'Abdoullâh (رضي الله عنه) continua: " Quant à votre prise de position sur le fait qu'Ali a abandonné le titre de Prince des Croyants, rappelez-vous que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui-même, au cours de la ratification du pacte de Houdaybiyya, exigea que l'on y écrive: " Ceci a été admis par le Messager de Allâh…. ".

Mais Suhayl porte-parole des polythéistes, dit alors: "Si nous avions été convaincus que tu étais un Messager d'Allâh, nous ne t'aurions pas bloqué l'accès à la Ka'ba, ni ne t'aurions combattu ! Ecris plutôt: "Mouhammad Ibn Abdoullâh". Et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) accepta en disant: "Par Allah, je suis le Messager d'Allâh même s'ils le nient !".

A ce moment-là, Abdoullâh Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما) demanda aux dissidents: "En avons-nous fini avec la question ?". Et ils répondirent encore une fois: "ش Allah, oui !".

La majorité, environ vingt mille hommes, rejoignirent les rangs d'Ali. Environ quatre mille cependant restèrent obstinés. Ces derniers furent bientôt connus sous le nom de khawârij ou "kharijites".

Les kharijites se réunissent ensuite à Ctésiphon. Alî ne cesse de correspondre avec eux pour leur demander de revenir. Ils refusent et lui demandent de reconnaître d'abord qu'il a, lui, apostasié, et donc de se repentir. Alî continue sa correspondance, mais cette fois ils sont à deux doigts d'assassiner son émissaire. Puis ils prennent comme résolution que tout musulman n'appartenant pas à leur groupe pourra être tué et volé. Et ils se mettent effectivement à tuer ceux qui passent près du lieu où ils se sont établis. C'est seulement alors que Alî part les combattre. Il les écrase à Nehrawân, en l'an 38 (Fath Al-Bâri 12/355-356, 12/369-372)

Si les kharidjites sont décimés à Nehwarân, un petit nombre d'entre eux en réchappent. Ils rassemblent bientôt quelques partisans. Au mois de ramadan de l'an 40, Alî est l'objet d'une embuscade tenue par l'un d'entre eux et est mortellement blessé (Fath Al-Bâri 12/356-357)

Leurs déviations

Ils ont assassiné 'Othmân et 'Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallahu 'anhuma). Ils ont assassiné Az-Zoubeyr Ibn Al-'Awwam et tué les meilleurs des Compagnons. Et ils n'ont jamais cessé de tuer les musulmans.

Ils n'adhèrent pas à la Sounnah et à la Djamâ'ah (au groupe), et ils n'obéissent pas non-plus au gouverneur. Plutôt, ils se rebellent contre lui, et renoncent au pacte d'allégeance avec lui, disant que cela ne fait pas partie de la religion.

Ainsi, quelqu'un qui commet un grand péché, un fornicateur, un voleur, quelqu'un qui boit de l'alcool par exemple, sont tous considérés comme étant mécréant.

Ibn Al-Qayyîm (rahimahullâh) a dit à propos d'eux: "Ils ont des preuves tirées des textes, qu'ils ne comprennent pas, ainsi, il leur a été donné peu de science."

par Karim Abou Abdillah publié dans : Mises en Garde
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Hassan al Basri

   On dit a l’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal :

 

« Préfères-tu  que l’homme prie, jeune, et fasse la retraite pieuse ou qu’il parle des innovateurs ? ». Il répondit : « S’il jeûne, prie et se met en retraite pieuse, il le fait pour lui-même. Alors que s’il parle des innovateurs il le fait pour les musulmans, cela est préférable »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de majmou fatawa de cheikh al Islam Ibn Taymiya (28/231,232)

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