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Ahmad Ibn Hanbal

Ibn al Jawzi à rapporté dans son livre sur Hassan Al Basri رحمهما الله concernant le fait de s'insurger contre les dirigeants ce qui suit :

" Humayd, serviteur d'Al Hassan dit: "Un jour alors que j'étais chez Al Hassan, un homme vint à lui, il resta seul avec lui et lui demanda conseil sur le fait de s'insurger avec Ibn al Ash'ath contre al Hajaj, il lui répondit: Crains Allah! O fils de mon frère! Ne fais pas cela, car cela t'est interdit et cela ne t'est pas permis." Je lui dit alors: "Qu'Allah te guide! Je sais que tu parle en mal d'al Hajaj et que tu n'es pas satisfait de sa conduite." Il me répondit alors: "O Abu al Hassan! Par Allah! Aujourd'hui j'ai le plus mauvais avis que j'ai pu avoir sur lui, ainsi que le plus de reproches et de blames (à son égard), mais sache, qu'Allah te protège, que la tyrannie des rois est un des chatiments d'Allah, soit-il élevé, et on ne fait pas face aux chatiments d'Allah avec des sabres, mais on s'en protège et on les repousse avec les invocations, le repentir, le retour et le renoncement aux péchés. Certes, lorsqu'il a fait face aux chatiment d'Allah avec les sabres, les chatiments sont les plus tranchants. "

 

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah رحمه الله a dit sur les causes de l'égarement :

(..) L égarement de celui qui s'est égaré a comme origine le fait que cette personne a fait prévaloir son propre raisonnement sur le texte révèlé par Allah . Et le fait d avoir choisi de suivre les passions au lieu de ce qu' Allah lui a ordonné.

Shaykh al Islam ibnou Taymiyyah (al 'ouboudiyah).

Samedi 13 août 2005
...L'auteur d'un attentat suicide n'est pas un Martyr
 et il est dans le feu...

 

 

 

 

 Cheikh ibn ‘Outhaymin -qu' Allah lui fasse miséricorde- dit dans son explication de Riyadhous-Sâlihin (1/165-166) concernant des attentats suicides, tout en donnant quelques morales (Fawa-id) du Hadith de Souhayb -qu' Allah soit satisfait de lui-:

 Le Hadith est le suivant : Le Messager d'Allah Sallallahu 'alayhi wa Sallam a dit :
« Il y avait un roi parmi ceux qui sont venus avant vous, et il avait un sorcier.  Ainsi quand il vieillit il dit au roi : « Je suis devenus vieux envoie-moi  un jeune garçon de sorte que je puisse lui enseigner la sorcellerie. Le roi lui envoya un jeune homme qui, chaque fois qu'il se rendait chez le magicien, faisait halte chez un ermite qui se trouvait sur son chemin. Il s'arrêtait chez l'ermite pour entendre ses paroles qui lui plaisaient beaucoup. Et lorsqu'il arrivait chez le magicien, celui - ci le frappait (pour son retard). Le jeune homme se plaignit à l'ermite qui lui dit: "Si tu crains le magicien, dis que tes parents t'ont retenu, et si tu crains tes parents, dis que le magicien t'a retenu".

 

 

 

Etant dans un état pareil, il se trouva devant une bête féroce qui empêchait les gens de passer par ce chemin. "Aujourd'hui, se dit - il, je voudrais savoir qui à la plus grande valeur : le magicien ou l'ermite?". Il prit une pierre et dit: "Seigneur! Si l’œuvre de l'ermite t'est plus favorable que celle du magicien, fais périr cette bête afin que les gens retrouvent leur liberté". Il jeta la pierre contre la bête et la tua, et les gens poursuivirent leur chemin. Arrivant chez l'ermite, il lui raconta le fait. "O mon fils! dit l'ermite, aujourd'hui tu es meilleur que moi après avoir atteint ce degré. Tu seras éprouvé, et dans ce cas ne montre ma retraite à personne".

 

 

 

Le jeune homme guérissait l'aveugle - né et le lépreux; et délivrait les gens de différentes maladies. L'un des courtisans du roi, qui était atteint de cécité, entendit parler du jeune homme. Il alla le trouver en lui apportant différents présents, et lui dit: "Tout ce que tu vois devant toi comme cadeaux sera le tien si tu réussis à me guérir". - "Je ne guéris personne, répondit - il, mais c'est Allah qui en a le pouvoir. Si tu crois en Allah, je te L'invoquerai afin qu'Il te guérisse". Le courtisan avoua sa croyance en Allah et fut guéri. Arrivant chez le roi pour lui tenir compagnie comme d'habitude, le roi s'étonna et s'écria: "Qui t'a rendu la vue?". - "Mon Seigneur", répondit le courtisan, - "As - tu un Seigneur, reprit le roi, autre que moi?". - "Certes, mon Seigneur et le tien est Allah". Le roi le prit et le tortura jusqu'à ce qu'il lui désigna le jeune homme. On amena celui - ci au roi. - "O fils, dit le roi, as - tu atteint, grâce à la magie, ce pouvoir de guérir l'aveugle - né, le lépreux et de faire ce que tu fais?". - "Je ne guéris personne, répondit - il, mais c'est Allah qui le fasse". Alors le roi le prit et le tortura jusqu'à ce que le jeune homme indiqua la retraite de l'ermite. Quand on fit venir l'ermite, on lui ordonna d'abjurer sa religion, mais il refusa. Devant ce fait, on apporta une scie qu'on plaça sur le sommet de son crâne, et on lui coupa la tête en deux parties. Puis on fit venir le courtisan qui subit le même sort après son refus de renier sa foi. Ensuite on ordonna d'amener le jeune homme qui refusa à son tour de revenir sur sa religion. Le roi le livra à ses hommes en leur disant: "Emmenez - le au sommet de cette montagne et précipitez - le s'il persiste dans son refus". Quand ils furent sur le sommet, le jeune homme invoqua Allah par ces mots: "Seigneur! Délivre - moi d'eux comme bon Te semblera". A ce moment, la montagne s'ébranla et les hommes du roi tombèrent dans l'abîme. En revenant chez le roi, celui - ci dit au jeune homme: "Qu'a - t - on fait des hommes qui t'ont accompagné?". - "Allah, répondit - il, m'en a délivré". Le roi le livra à d'autres hommes en les ordonnant: "Emmenez - le dans une barque, lorsque vous gagnerez le large, demandez - lui de renier sa foi, et s'il persiste dans son refus, jetez - le par - dessus bord". Quand ils furent au large, le jeune homme invoqua Allah par les mêmes mots: "Seigneur! Délivre - moi d'eux comme bon Te semblera". La barque chavira et les hommes du roi se noyèrent. Le jeune homme, sain et sauf, revint chez le roi qui s'étonna et s'écria: "Quel sort ont subi tes compagnons?". - "Allah m'en a délivré", répondit - il. Il ajouta: "Tu ne peux pas me tuer à moins que tu fasses ce que je te demande de faire". - "Et qu'est - ce que je dois faire?", répliqua le roi. - "Tu réunis les gens, reprit le jeune homme, sur un seul tertre, tu me crucifies sur un tronc d'arbre, tu prends une flèche de mon carquois que tu mettes sur un arc, puis tu dis: (Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme), tu tires et c'est ainsi que tu pourras mettre fin à mes jours".

 

 

 

Le roi fit ce que le jeune homme lui avait demandé. Il assembla les gens, attacha le jeune homme à un tronc d'arbre, prit la flèche, la mit sur la corde et visa en disant: "Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme". La flèche partit et atteignit la tempe du jeune homme qui mit sa main là - dessus et tomba mort. Les gens dirent alors: "Nous croyons au Seigneur de ce jeune homme".

 

 

 

On vint ensuite trouver le roi: "Te rends - tu compte? Ce que tu craignais, Allah l'a réalisé. Ton peuple croit désormais en Allah". Le roi ordonna alors de creuser des fossés dans les entrées des chemins, d'y mettre un grand feu et d'y jeter ceux qui ne renieraient pas leur foi. Quand les ordres du roi furent exécutés et vint le tour d'une femme accompagnée de son enfant, elle hésita mais son fils lui dit: "O Maman! Fais preuve de ta résignation car tu es dans la bonne voie».

 (Riyadhous-Sâlihin, Hadith n° 30)

 

 

 

 […] Quatrième morale :
Il est permis à une personne de s'exposer elle-même au danger lorsqu’il s’agit d’une question d'avantage général au profit des musulmans, parce que le garçon a lui même indiqué au roi la manière dont on pouvait le tuer et par laquelle il le mènerait à sa fin, qui était de prendre une flèche  de son carquois, etc... 

 

 

 

Cheikh al Islâm (ibn Taymiya) a dit : « Puisque c'était un Jihad dans le sentier d'Allah, qui a poussé une nation entière à croire, et il n'a vraiment rien perdu, bien qu'il soit mort on meurt de toute façon, tôt ou tard».

 

 

 

 Mais quant à ce que certaines personnes font comme suicide en s’attachant des explosifs à eux-mêmes, puis s’approchent des mécréants pour ensuite exploser lorsqu’ils sont parmi eux, ceci est un cas de suicide. Et le refuge est auprès d'Allah !

 Quant à celui qui tue sa propre âme (qui commet un suicide) alors il s’éternisera  éternellement dans le feu de l’enfer, à jamais, comme il est rapporté dans le Hadith d’après le Prophète Sallallahu 'alayhi wa Sallam.[1]

 En effet ce suicide n’a pas été fait dans le but de bénéficier à l' Islam, car il s’est tué lui-même avec une dizaine, une centaine, ou deux cents autres personnes, sans que l'Islam ne bénéficie de cela, puisque les gens n'accepteront pas l’Islam, contrairement à l'histoire du jeune garçon.

Plutôt elle augmentera la détermination des ennemis, et cette action provoquera de la méchanceté et de l'amertume dans leurs cœurs à tel point qu'ils pourraient chercher vengeance envers les musulmans de manière plus forte encore !

 On constate cela avec les juifs et le peuple de la Palestine. Les palestiniens, lorsque l’un d’entre eux se tue lui-même avec ces explosifs en emportant six ou sept personnes avec lui, il entraîne la revanche qui atteint soixante personnes ou plus. Ainsi ceci ne produit aucun avantage, ni pour les musulmans, ni pour ceux qui ont fait détonner les explosifs dans leurs rangs.

 Ainsi on constate que ces gens qui exécutent ces attentats suicides tuent leurs âmes sans droit, et que ceci les fait rentrer dans le feu, et le refuge est auprès d'Allah, et cette personne n'est pas un martyr (Chahîd).

 Cependant si une personne a fait ceci en se basant sur une mauvaise interprétation, en pensant que ceci est permis, nous espérons pour lui qu'il sera sauvé du péché, mais quant à l’acte de martyr étant inscrit pour lui, là non ! puisqu'il n'a pas pris le chemin du martyre. Et celui qui fait un effort de réflexion puis se trompe n’aura qu’une simple récompense[2].

 

[1] Qui est sa parole Sallallahu 'alayhi wa Sallam "... et celui qui se tue avec une arme de fer, alors l'arme de fer restera dans sa main, et il se poignardera sans interruption dans son ventre et s’éternisera éternellement dans le feu de l'enfer, à jamais. " Rapporté par al-Boukhari dans le livre de la Médecine n° 5778 et Mouslim  dans le livre de la foi n° 109

 
par Karim Abou Abdillah publié dans : Da'wah
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Samedi 13 août 2005

Les attentats suicides
 dans la balance de la loi islamique

l’Imam Mouhammad Nasiroudîn Al-Albani
(Qu'Allah lui fasse Miséricorde)

 Question : Il a été rapporté que vous ne sanctionnez pas les missions suicides. Nous cherchons donc de vous une clarification de la question.  

Réponse : Il est unanimement connu parmi les savants qu’il n’est pas permis à un musulman de se suicider pour se délivrer d'une calamité – financière, maladie douloureuse en phase terminale ou toute autre chose qui lui arrive. Le suicide pour se délivrer de ces types de difficulté est sans aucun doute interdit (Haram).  

Il y a des hadiths rapportés dans Sahih Al-Boukhari et Sahih Mouslim qui expriment qu'une personne prenant sa propre vie en consommant du poison ou par tout autre moyen (qui aboutit à sa mort) sera puni par ce même mode de mort jusqu'au Jour de la Résurrection.

Certains savants en ont déduit que la personne qui se suicide meurt en tant que mécréant car celui qui commet un tel acte a de la malveillance et du dédain pour son Seigneur à cause des désastres auxquels il a fait face sans patience. Sans aucun doute, (un vrai) musulman ne pourrait jamais arriver au point d’envisager un acte si atroce, sans même parler du fait de prendre sa propre vie. Dans la plupart des cas, l'individu qui prend sa propre vie n'est pas un vrai croyant.

Néanmoins, il est imaginable qu'un musulman puisse être affecté par une idéologie mauvaise et contagieuse qui peut le pousser à se suicider. Il est imaginable qu'un tel acte puisse avoir lieu. C’est pourquoi, nous disons avec pleine conviction et certitude qu'il (celui qui se suicide) n'est pas un vrai croyant. Cela est semblable à celui qui abandonne la prière par Juhoud (le rejet têtu) de son caractère obligatoire. Mais si on sait qu'il reniait la prière alors il ne doit pas être enterré dans le cimetière musulman. De même (conditions et verdict) pour celui qui se suicide et dont on sait que son suicide est dû sa malveillance et son dédain pour son Seigneur à cause des désastres auxquels il a fait face. 

Nous tournons maintenant notre attention vers les missions suicides. Ces missions suicides sont devenues célèbres (dans le monde entier) à cause de la pratique japonaise des Kamikazes. Un homme lançait son avion de guerre vers un navire américain, mourrant ainsi dans l'avion et tuant autant de soldats ennemis qu'il le pouvait.

Toutes les missions suicides de notre époque sont des actes impunis qui doivent tous être considérés comme interdits (Haram). Les missions suicides peuvent être de celles qui amènent celui qui le fait éternellement dans le Feu ou le mettre parmi ceux qui ne résideront pas éternellement dans le Feu, comme je viens de l'expliquer.

Mais voir ces missions suicides comme un moyen de se rapprocher d’Allah (acte d'adoration digne d'éloges) en se tuant aujourd'hui pour sa terre ou son pays alors nous ne disons non ! Ces missions suicides ne sont pas islamiques !

En fait, je dis aujourd'hui ce qui représente la réalité islamique - pas la réalité recherchée par une minorité d’activistes musulmans - qu'il n'y a aucun Jihad dans les pays islamiques. Sûrement, il y a des combats dans de nombreux pays musulmans, mais il n'y a aucun Jihad qui soit établi (uniquement) sous une bannière islamique et qui soit établi sur des règles islamiques. […] 

Qu’un jeune homme, aveugle (aux faits et complexités de la guerre) décide seul, - comme nous l’entendons souvent – d’escalader une montagne et d’entrer dans un emplacement fortifié utilisé par les juifs et qu’il tue certains d'entre eux et soit tué par la même occasion…quel est l'avantage d'un tel acte ? Ce sont seulement des actes individuels qui n'ont pas de résultats positifs qui puissent profiter à l'Appel Islamique.  

Donc nous disons aux jeunes musulmans, "Protégez vos vies, à condition que vous l’employez à l'étude de votre Din et de votre Islam. Soyez bien conscient de cela et agissez au mieux de vos capacités."  

Ce type d'action et d'actes, lents et ennuyeux comme il peut paraître, est l'acte qui portera le fruit désiré qui est recherché par tous les musulmans, indépendamment de leurs différentes idéologies et méthodologies. Tous sont d'accord que l'islam doit être ce que (nous employons) pour gouverner, mais ils divergent dans le chemin à emprunter (vers cet objectif).  

Certes la meilleure guidée est la guidée de Mouhammad. 

Source: (à paraître) "Al-Masjid Al-Aqsa - le Chemin vers sa libération"

Tiré du site www.fatwa.online.fr

 
par Karim Abou Abdillah publié dans : Da'wah
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Hassan al Basri

   On dit a l’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal :

 

« Préfères-tu  que l’homme prie, jeune, et fasse la retraite pieuse ou qu’il parle des innovateurs ? ». Il répondit : « S’il jeûne, prie et se met en retraite pieuse, il le fait pour lui-même. Alors que s’il parle des innovateurs il le fait pour les musulmans, cela est préférable »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de majmou fatawa de cheikh al Islam Ibn Taymiya (28/231,232)

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